Le stress et la couture – 1ère partie

Aujourd’hui, c’est un message de Stéphanie qui m’a donné l’inspiration pour cet article. Et avant elle Emma, Christine, Elodie, Nathalie, Françoise, Leone et tant d’autres…

Toujours la même peur, le même stress : j’ai peur de ne pas y arriver, ça me semble une montagne infranchissable, ça semble si compliqué, j’ai peur de faire des erreurs, d’abîmer la machine, de casser quelque chose, …

Dans le programme « Je débute la couture », je traite de ce sujet en particulier et vous rassure en vous accompagnant pas à pas. Ici, je vais aborder la chose sous un angle différent.

On va attaquer la « bête » face à face, en la regardant dans le blanc des yeux, comme disait ma maman ;).

Qu’est-ce qui vous fait peur ?

  1. Cette machine que vous n’avez jamais fait fonctionner : elle peut aller très vite, vous avez peur qu’elle s’emballe et que vous ne puissiez plus l’arrêter. J’ai une petite question pour vous : vous conduisez ? N’avez-vous pas eu cette même peur quand vous avez pris le volant pour la première fois ? Et puis vous avez compris que la voiture ne va vite que si vous appuyez sur l’accélérateur. La machine à coudre, c’est pareil. Vous appuyez, elle fait avancer le tissu et coud. Plus vous appuyez, plus elle va vite. Vous levez le pied, c’est terminé, elle s’arrête. Tout est question de dosage et, entre nous, si vous savez conduire, gérer la pédale de la machine à coudre ne sera pas un problème du tout. Vous ne conduisez pas ? Ce n’est pas un problème non plus, les enfants s’y mettent dès 5-6 ans, donc je n’ai absolument aucun doute, vous y arriverez aussi 🙂
  2. Vous avez peur de casser la machine, elle semble si fragile : vous savez quoi ? Elle a été conçue pour coudre des kilomètres et des kilomètres. Elle n’est donc pas si fragile que ça. A moins de la faire tomber violemment ou de taper dessus à coups de marteau, tout ira bien. Entre nous, vous savez quand est-ce qu’on risque le plus d’abîmer sa machine à coudre ? C’est quand on s’énerve… Parce qu’alors, on fait n’importe quoi, on a des gestes brusques, on tire violemment sur le tissu alors que l’aiguille est encore piquée dedans par exemple, on arrache tout, etc. DONC… En cas d’agacement (ben oui, bien sûr que ça peut arriver, à tout le monde), on laisse tout en plan et on fait une pause, on va souffler un coup et on revient après, tranquillement et là, comme par miracle, tout se passe bien. Et pour la machine, et pour vous ;).
  3. Les autres font des trucs si beaux, si compliqués, vous n’y arriverez jamais ! Mais qui a dit que les choses les plus belles étaient les plus compliquées à réaliser ?? Même les ouvrages les plus complexes se décomposent, en plusieurs étapes et pas à pas, on construit. Et puis, entre nous, plutôt que vouloir attaquer la grimpette de l’Himalaya dès le premier jour, peut-être qu’il serait bon de commencer par s’échauffer et se muscler sur des sommets moins impressionnants ? Faites-vous la main sur des tissus de récup’ si vous avez peur de gâcher un tissu très cher. Commencez avec des ouvrages pour débutants puis, au fur et à mesure que vous prenez confiance en vous, vous pouvez viser plus haut. Mais vous savez, vous n’y êtes même pas obligé(e) ! Ben non ! Ce n’est pas parce qu’on sait faire qu’on doit faire. Il m’arrive régulièrement de faire des ouvrages basiques, vraiment très faciles, accessibles aux débutants et ce n’est pas pour autant que je n’y prends pas de plaisir et que le résultat n’est pas beau. Idées reçues, tout ça. Le plaisir et la beauté ne sont pas dans la complexité.
  4. Vous avez feuilleté des revues de patrons, des livres de confection, tous ces schémas, tous ces calculs, wow, c’est flippant ! Ah ça, je vous l’accorde, déplier une feuille où apparaissent pêle-mêle une quarantaine de tracés de toutes les couleurs ou encore tomber sur un cours de coupe à plat rempli de formules dignes des épreuves du bac scientifique, ça a de quoi rebuter… Mais dites-moi, pensez-vous que la couture s’aborde obligatoirement de cette manière-là ? Croyez-vous que Caroline Ingalls ou même ma grand-mère (plus jeune qu’elle, hi hi) utilisaient ces méthodes pour coudre les vêtements de la petite famille ? Ah ben non, hein… ça, je vous assure que non ! Les calculs, c’est une manière de faire, les patrons prêts à porter aussi, mais ce n’est pas la seule. Il y a des méthodes beaucoup plus simples, celles qui partent du corps de la personne, sur laquelle on construit directement le vêtement ; ça, c’est concret, on n’a pas besoin de quinze mille calculs, il suffit d’observer comment se comporte le tissu. C’est ce que je vous explique dans la méthode « Je crée… », adaptée à tout le monde.

En clair, ce qui compte, c’est de vous dire qu’à tout moment, c’est VOUS qui gérez, personne d’autre. La vitesse de la machine, c’est vous qui la décidez. C’est vous qui décidez de vous lancer dans des ouvrages très compliqués ou pas. C’est vous qui choisissez votre méthode pour apprendre : quelque chose de simple ou quelque chose de complexe. Personne ne vous impose rien, VOUS avez le choix.

Il existe toujours plusieurs voies. A partir du moment où vous choisissez, vous vous rendez compte que la peur disparaît, parce que vous agissez pour vous, en fonction de ce que vous voulez, vous, de votre fonctionnement à vous. Et sur ce chemin là, rien ni personne ne pourra vous arrêter :).

Vous êtes beaucoup plus doué(e) que vous le pensez ♥


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