Il était une fois la couture sur Insta… (ou ailleurs hein, c’est pareil, bonjour les dégâts !)

Celle qui se plantait à répétition avec des patrons du commerce et un jour a fini par renoncer à la couture, dégoûtée (ah ben c’est sûr, à force de faire des trucs qui ne lui allaient pas, mieux valait tout arrêter !!)

Celle qui quand tu lui expliquais gentiment la situation te répondait : oh non, je ne remettrais jamais en question les patrons de couture du commerce parce qu’ils sont bien faits, ce n’est pas de leur faute si je suis mal faite (ben c’est sûr, non mais tu t’es vue ??!)

Celle qui attendait d’avoir perdu 15 kilos pour se donner la possibilité de créer quelque chose pour elle, inutile avant… (nan mais c’est vrai, quoi, elle ne le mérite pas avant !!!)

Et allez, on continue d’enfoncer le clou et de réduire en miettes l’estime de soi…

Celle qui ne voulait pas voir et qui voulait à tout prix entrer dans le moule en vantant les marques et modèles qu’elle cousait pour faire comme tout le monde. Elle présentait les belles photos de ses fringues faites maison sur son mannequin taille standard. Tout le monde lui disait : wow !! Trop beau !! Et puis un jour, la question qui tue : on peut te voir avec ? Ah ben non, parce que sur moi, c’est pas pareil, je n’ai pas la taille mannequin. Ah ben oui, en effet, une fois la photo tant attendue publiée, c’est pas pareil… Les commentaires se font moins nombreux. Ils sont gentils, mais pas très convaincants : ah ben si, pourquoi tu dis ça ? Tu es jolie, ça te va bien quand même, etc. En même temps, il ne faut pas se voiler la face, hein, mais c’est vrai que le résultat rendait beaucoup mieux sur le mannequin…

Et c’est N O R M A L puisque les patrons ont été conçus pour lui, pas pour toi…

Alors dis-moi, au lieu de te reprocher sans arrêt de ne pas avoir la fameuse « taille mannequin » (c’est quoi, d’ailleurs ?), tu n’aurais pas envie de réfléchir autrement ? Pour qui sont ces fringues que tu couds ? Pour décorer ton mannequin ? Ou pour toi ?

D’ailleurs, pour toi, tu fais quoi ?

Einstein disait :

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

J’avoue, quand je lis ça, j’oscille entre pitié, colère et résignation parce que je vois le problème clairement, je connais la solution et pourtant je sais que je ne peux rien faire. Ce n’est pas faute d’essayer d’expliquer, mais on ne peut pas aider les gens malgré eux.

Continuant mon bonhomme de chemin, je crée et étoffe cette méthode de couture chaque jour parce que je sais de quoi elle est faite, parce que chacun(e) d’entre nous la mérite. Encore faut-il être prêt(e) à passer à l’acte.

Comme le disait Pascale dans un précédent commentaire, sans doute qu’il faut être un peu éveillé(e) à l’amour de soi et j’ajouterais à l’envie de se faire du bien pour oser voir les choses différemment.

C’est vrai, je ne suis pas psy. J’aimerais éveiller les consciences, montrer qu’on peut faire autrement que se faire du mal encore et encore à vouloir entrer dans des fringues qui ne sont pas faites pour nous, mais en fait…

Tant qu’on ne se considère pas comme étant quelqu’un de valeur, comment se l’octroyer ?

Quoi ? Je dépenserais 39 € pour acheter une méthode et passer du temps à apprendre pour créer quelque chose qui convient à mon corps, qui va m’aider à l’accepter ? Oh ben non, c’est trop cher ! Inconsciemment, c’est « je ne le mérite pas », le message qu’on s’envoie à soi-même. Et notre corps de se venger sur la plaquette de chocolat, de faire ressentir des douleurs, de se bloquer le dos, de tomber malade parce qu’il en a marre de se faire rabrouer, rejeter, critiquer violemment, de ne pas mériter 39 € et un peu de temps… L’ostéo pour le blocage de dos, c’est combien, déjà ? Ah oui, le mien prenait 45 €. Ah oui, tiens…

Couture et développement personnel ?

Bien sûr qu’ils sont intimement liés. Le rapport à l’image, au corps, évidemment que c’est une activité très chargée émotionnellement parlant, à partir du moment où on décide de se faire des vêtements.

Rien que confectionner son propre mannequin copie conforme, se voir pour la première fois en 3D, c’est impressionnant, on n’a jamais l’occasion de se voir tel qu’on est réellement dans l’espace, normal puisque même les photos, les miroirs et vidéos ne nous donnent pas cet aperçu. Et quand on se regarde du haut de notre tête, c’est une vision plongeante de nous qu’on a et pas de notre corps dans sa globalité. Alors bien sûr que c’est révélateur et contrairement à ce qu’on croit, pas tant que ça des « défauts » sur lesquels on focalise. C’est aussi et surtout l’occasion de voir enfin nos atouts et d’apprendre à les valoriser.

C’était un article très « état d’esprit » aujourd’hui, pour compenser l’activité intensive que je suis en train de mener sur… les nouveaux cours, ouiiiiiiiii !! Rho la la la la, j’ai hâte de vous présenter ça :).

En résumé, le message que je voulais passer aujourd’hui, comme je le fais au sein de chaque cours, c’est : arrêtez de vous faire du mal… Vous êtes parfait(e) comme vous êtes, maintenant. Vous méritez d’être valorisé(e), mis(e) en valeur tel(le) que vous êtes, vous. Vous êtes unique et c’est parfait ainsi, dès aujourd’hui.


11 réflexions sur “Il était une fois la couture sur Insta… (ou ailleurs hein, c’est pareil, bonjour les dégâts !)

  1. Coucou. Ton article est très pertinent. Je me suis lancée dans la recherche de patrons grande taille car… le patron existe déjà. J avoue que survoler les explications du sur-mesure m ont refroidi. Cela reste néanmoins une solution.

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    1. Coucou,
      Merci :). Il y a sur mesure et sur mesure, des cours complexes (pour ne pas dire imbuvables) plutôt réservés aux pros et des cours plus simples adaptés à tous, comme la méthode que j’ai mis sur pied ;). Belle journée à toi

      Aimé par 1 personne

  2. Article intéressant Cécile (comme toujours). Je ne peux que confirmer ce que tu écris et pourtant je n’ai pas de kilos en trop voire pas assez. J’ai une taille des plus standards et pourtant j’ai toujours galéré avec les patrons du commerce. Je n’ai pas abandonné pour autant mais cela m’a ralentie dans mon élan sans compter les heures à prendre reprendre pour que cela me convienne presque jusqu’à l’écœurement. Résultat, je ne mets pas la robe qui reste sur le mannequin et le pantalon, je le mets pour traîner à la maison. C’est sûrement ce qui m’a fait choisir tes cours en ligne que j’ai découverts un peu par hasard. J’ai hésité longtemps en pensant que c’était une énième formation que je me contenterais de visionner puis finalement cela a réenclenché le processus créatif que j’apprécie. Ta réactivité quand je rencontre un problème n’est sûrement pas étrangère à cela. Je me suis d’ailleurs remise à crayonner et essaie de faire quelques dessins de mode pour chercher l’inspiration de ce qui me plairait vraiment et c’est plaisant, ça fait du bien. J’ai même réussi à résister à l’achat compulsif de magazines de couture et à l’abonnement à une box couture dont 5 attendent toujours d’être utilisées (je crois que ce que j’aimais c’était de découvrir un paquet dans ma boîte et de l’ouvrir…) en fait cela ne me manque pas. Hâte de découvrir ce que tu nous concoctes en secret pour nous aider à progresser !

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    1. Coucou Bérengère,
      Avoir la taille mannequin n’est pas une question de kilos en trop ou en moins, c’est une question de morphologie… qui appelle un futur article pour détailler tout ça, d’ailleurs ;). Qui a réellement LA taille mannequin, ça… C’est un grand mystère qui s’explique.
      Je suis ravie d’avoir contribué à réenclencher le processus de ta créativité, j’adoOore ♥ !
      Hâte de voir tes croquis et futurs modèles. C’est vrai que c’est du bon temps qui fait du bien, s’octroyer ce temps de création :). Bravo à toi, je te souhaite plein de bons moments comme ça :).
      Ce que je concocte ? Hum, il va falloir attendre un petit peu, les cours se remplissent petit à petit et la caméra chauffe en tout cas !!! hi hi hi

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  3. Bien vu! Tu es devenue psy!! Je pense que la société de consommation nous a formatés ainsi en quelque sorte, d’attendre que les choses sont faites par quelqu’un d’autre et il ne reste que de profiter. Cette même société a même fabriqué et (le fait toujours) des besoins…la plupart faux. On ne fait plus de choix…on suit le mouvement. On ne fait plus d’efforts…sauf pour se plaindre et réclamer, revendiquer, voler…

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    1. ha ha ha, oui, ce n’est pas faux ! 🙂
      Mais bon, on a toujours la main quand même, hein, à partir du moment où on le décide et où on ne se laisse pas embarquer les yeux fermés ;).
      Disons, tu vois, que si ça ne nous faisait pas de mal, pourquoi pas, mais le fait est que ce n’est pas le cas. Quand je vois ce que je vois et entends ce que j’entends, tous ces gens qui se dénigrent autant de ne pas être dans le moule, ça ne m’attriste qu’un temps, ça a plutôt l’effet de stimuler ma fibre rebelle : mais enfin, réveillez-vous, bon sang !!! Mais bon d’accord, il faut que j’y aille avec douceur… 😉 Pas simple quand ça bout à l’intérieur, hi hi. Heureusement que le fond est bienveillant, ça aide 🙂
      Belle journée à toi

      Aimé par 1 personne

  4. Le changement… si c’était facile ça se saurait. Tu as raison, il faut déjà être conscient(e) du problème pour chercher des solutions et juste après faire des efforts. Voilà pourquoi je parle toujours et encore de la couture et de l’habillement en mode projet, pour se prendre en main comme des gens adultes. Bon week-end, chère Rebelle.

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