La peur des autres qui déteint sur nous

Cette nuit, je me suis réveillée avec une sensation de malaise, angoissée. Mais pourquoi donc ? Hier, j’ai parlé avec deux personnes dont j’ai « absorbé » les jugements et les peurs qu’elles avaient sur mon compte, mon actualité (dont elles ne savent rien), mon avenir (dont elles savent encore moins, vu que déjà moi, mon avenir, je ne peux pas le connaître, lol). Bref… Je me suis rendue compte qu’au-delà de ma petite personne, ça pouvait toucher nombre d’entre vous et voilà pourquoi ce matin, je saute sur le clavier :).

Aujourd’hui, nous faisons le premier tournage pour le futur programme « Je crée mes premiers modèles », passerelle entre « Je débute la couture » et tous les modules en autonomie. Yourk yourk !!! Trop contente, j’ai un cameraman, maintenant !! Mais bref, revenons à nos moutons :).

La relation au regard des autres sur l’esthétique

Je vous invite à vous pencher sur les codes sociaux et la mode en particulier, les vêtements qu’on porte et le regard que certain(e)s posent dessus. Quand le mec avec qui tu vis te dit : « ah non, tu vas pas sortir comme ça, ça ne va pas ensemble, ces couleurs » ou encore « heureusement que tu t’es arrangée parce qu’au début, tu ne savais pas t’habiller, j’avais honte de sortir avec toi dans la rue » ou encore une copine te dit : « quoi, t’as un Wiko ? Mais c’est de la merde ! ». Wow…

brrr, elle est flippante, cette photo, limite film d’horreur, non ?
ha ha ha ha ha

Il y a du vécu ? Non… Pensez-vous…

Ben ça fait réfléchir. Et de me dire qu’à un moment donné, j’ai « merdé » dans certains de mes choix, non pas de fringues ou de téléphone, mais de personnes pour m’entourer… Ha ha ha !

Sans blague… A quoi ça rime, tout ça, l’avis des autres ? A quel point on le laisse nous pourrir la vie avant d’oser porter ce qui nous plaît à nous, d’utiliser les accessoires qui nous conviennent ?

L’avis des autres quant à l’argent, la sécurité de l’emploi, la stabilité d’une affaire

Là, ce sont de petites phrases en apparence anodines, mais qui tuent à petit feu notre confiance en nous : « Alors, ça marche, ton affaire, tu arrives à gagner quelques sous, quand même ? » ou « C’est grâce à moi si tu peux t’amuser comme ça toute la journée au lieu d’avoir un vrai travail, c’est grâce à mon salaire stable, sans moi, tu ne pourrais pas le faire » ou encore « bon, allez, tu essaies encore 6 mois et après, tu vas aller trouver un vrai travail, dans un bureau »… What ???

De deux choses l’une, soit on finit par y croire, ça nous mine et ça finit par bousiller le projet, ça le tue dans l’oeuf. Soit… On adopte la teigneuse attitude, comme j’aime à l’appeler, on se rebelle et on se borne à choisir et décider en fonction de nos seules aspirations personnelles, même si, j’avoue, c’est pas simple tous les jours dans un environnement pareil.

Quand j’ai parlé de ça à mon ami italien, il m’a dit : « ici, tu sais, on n’a pas de travail assuré, la sécurité de l’emploi, connais pas. On a l’habitude de changer, de toute façon, on n’a pas le choix, ça n’a aucun sens pour nous de dire qu’un vrai travail, c’est un travail stable, avec un salaire identique tous les mois, assuré sur 15 ou 20 ans. Tu gagnes de l’argent de manière honnête en faisant ton travail et tu arrives à en vivre, où est le problème ? ». Sensation de fraîcheur… Enfin, on me fout la paix !!! lol

On dit qu’on ressemble à la moyenne des 5 personnes qu’on côtoie le plus… Il était temps de renouveler le paysage :). Quel regain d’énergie !!

Les peurs qui déteignent

Selon moi, l’avis des autres est rarement guidé par l’envie de faire du mal. Dans les remarques citées plus haut, il n’y avait pas d’intention de nuire, je le sais. Même si c’était violent à entendre.

C’est la peur qui le dirige.

La peur, c’est à l’image de cette photo, c’est voir les choses selon un seul angle, très limité.
C’est se retrouver enfermé, comme dans une boîte noire, avec la lumière dehors, on ne voit le paysage qu’à travers le petit bout de la lorgnette.

La peur des autres, c’est leur vécu (ou même pas d’ailleurs, la plupart du temps), ce sont surtout leurs croyances. Ils disent ça pour nous protéger. Et finalement, non seulement ça les enferme, eux, mais nous aussi, si on se laisse « manger », si on laisse nos pensées se faire parasiter.

C’est parfois violent à entendre, mais rien ne nous oblige à le subir…

Qu’on s’habille comme on est, comme on a envie, comme on le sent, nom de bleu !! (comme disait mon papi ♥).
Qu’est-ce que ça changera à la face du monde ? Franchement ? Tout le monde va se retourner sur mon passage en ville si je porte un ensemble dont les couleurs ne plaisent pas à monsieur et qu’elles me plaisent, à moi ? Et quand bien même…

Qu’on vive selon nos envies, nos aspirations. Vous savez pourquoi ?

Parce que c’est là qu’on donnera le meilleur de nous-mêmes, tout simplement. Et puis… Le bonheur, c’est aussi (et d’abord) être soi, à l’aise dans ses baskets, en accord avec qui on est, au fond.

Sur ce, belle journée, je m’en vais préparer les scènes de tournage ! 🙂


3 réflexions sur “La peur des autres qui déteint sur nous

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